Une accumulation excessive de graisse corporelle dans la partie inférieure du cops en particulier autour des hanches des fesses et des cuisses on l’appelle souvent une silhouette (en poire)
- Comment la calculer (tour de taille, IMC) ?

- Mesurez votre tour de taille au niveau le plus étroit entre la dernière côte et le haut des os iliaques (généralement juste au-dessus du nombril).
- Assurez-vous que le mètre ruban est horizontal et que vous ne serez pas trop.
- Mesurez votre tour de hanches au niveau de la partie la plus large de vos fesses. Le mètre ruban doit également être horizontal.
- Calculez le rapport taille/hanches (RTH) en divisant votre tour de taille par votre tour de hanches :
RTH = {Tour de taille (cm) / {Tour de hanches (cm)
- Interprétation du RTH pour l’obésité gynoïde :
* Chez la femme : Un RTH inférieur à 0,80 est généralement indicatif d’une morphologie gynoïde.
* Chez l’homme : Un RTH inférieur à 0,95 est généralement indicatif d’une morphologie gynoïde (bien que ce type d’obésité soit moins fréquent chez les hommes).
Il est important de noter que le RTH est un indicateur de la répartition des graisses et non une mesure directe de la quantité totale de graisse corporelle. D’autres mesures comme l’indice de masse corporelle (IMC) et le tour de taille seul sont également utilisés pour évaluer l’obésité globale et le risque métabolique associé.
- Les causes d’obésité gynoïde :
L’obésité gynoïde, caractérisée par une accumulation de graisse au niveau des hanches, des fesses et des cuisses, est influencée par une combinaison de facteurs :
1. Facteurs hormonaux :
- Œstrogènes : L’hormone féminine, l’œstrogène, joue un rôle crucial dans la distribution des graisses corporelles chez la femme. Des niveaux plus élevés d’œstrogènes favorisent le stockage des graisses dans la partie inférieure du corps, préparant potentiellement le corps pour la grossesse et l’allaitement. C’est pourquoi l’obésité gynoïde est plus fréquente chez les femmes.
- Changements hormonaux : Les fluctuations hormonales au cours de la vie d’une femme, comme la puberté et la ménopause, peuvent influencer la répartition des graisses. Après la ménopause, la diminution des niveaux d’œstrogènes peut entraîner une redistribution des graisses vers la région abdominale.
2. Prédisposition génétique :
Des études suggèrent qu’il existe une composante génétique dans la façon dont le corps distribue les graisses. Certaines personnes sont génétiquement plus prédisposées à stocker l’excès de graisse dans la partie inférieure de leur corps. Les gènes qui régulent le métabolisme des graisses et les niveaux d’hormones peuvent jouer un rôle.
3. Âge :
- Avec l’âge, des changements dans le métabolisme et les niveaux d’hormones peuvent survenir, contribuant à une prise de poids et potentiellement à une accumulation de graisse de type gynoïde chez certaines personnes.
4. Style de vie sédentaire :
- Un manque d’activité physique réduit la dépense énergétique, ce qui peut entraîner un stockage accru de graisse corporelle, y compris dans la région gynoïde.
5. Alimentation :
- Une alimentation riche en calories, en graisses saturées, en sucres et en aliments transformés peut favoriser la prise de poids globale et contribuer au développement de l’obésité gynoïde.
Il est important de comprendre que ces facteurs peuvent interagir et varier d’une personne à l’autre. Bien que l’obésité gynoïde soit souvent considérée comme moins risquée pour la santé métabolique que l’obésité androïde (accumulation de graisse abdominale)
- Les complications d’obésité gynoïde:
Voici quelques-unes des complications associées à l’obésité gynoïde :
1. Problèmes ostéo articulaires :
- Arthrose de la hanche et du genou (coxarthrose et gonarthrose) : L’excès de poids exerce une pression accrue sur les articulations portantes, entraînant une usure du cartilage et des douleurs.
- Douleurs dorsales (dorsalgies) : Le poids supplémentaire peut solliciter les muscles et les ligaments du dos, provoquant des douleurs chroniques.
- Problèmes vasculaires :
- Insuffisance veineuse : L’excès de graisse peut gêner la circulation sanguine dans les jambes, entraînant des varices, des sensations de jambes lourdes et des œdèmes.
- Thrombose veineuse et phlébite : Le risque de formation de caillots sanguins dans les veines des jambes peut être augmenté.
- Complications pendant la grossesse (chez les femmes) :
- Diabète gestationnel : Une élévation du taux de sucre dans le sang pendant la grossesse.
- Hypertension gestationnelle et pré-éclampsie : Une augmentation de la pression artérielle pendant la grossesse, potentiellement dangereuse pour la mère et le bébé.
- Accouchement par césarienne : Plus fréquent en raison de la taille du bébé (macrosomie fœtale) ou de complications.
- Thromboses et phlébites pendant la grossesse.
- Risque accru de complications pour le bébé : Prématurité, macrosomie, malformations congénitales.
- Autres complications potentielles :
- Troubles du sommeil : Bien que moins directement liés à la répartition des graisses gynoïdes, l’obésité globale peut contribuer à l’apnée du sommeil.
- Problèmes cutanés : Hypersudation, mycoses au niveau des plis de la peau, lymphœdème.
- Troubles de l’image corporelle et problèmes psychologiques : Sentiment de mal-être, anxiété, dépression.
- Risque accru de certaines complications post-opératoires en cas de chirurgie.
- Hyper uricémie et goutte.
- Troubles de la fertilité (chez les femmes) : Syndrome des ovaires poly kystiques (SOPK) souvent associé à l’obésité.
Il est important de noter que :
L’obésité gynoïde est généralement associée à un risque métabolique moins élevé (diabète de type 2, maladies cardiovasculaires) que l’obésité androïde. Cependant, ce risque n’est pas nul, surtout en cas d’obésité importante ou de facteurs de risque associés.
* Les complications peuvent varier en fonction du degré d’obésité et des facteurs de santé individuels.
- Prise en charge d’obésité gynoïde :
Voici les principaux axes de la prise en charge alimentaire :
- Réduire l’apport calorique total : L’objectif principal est de consommer moins de calories que vous n’en dépensez. Un déficit de 500 à 750 calories par jour entraîne généralement une perte de poids saine et progressive (environ 0,5 à 1 kg par semaine).
- Les régimes très hypocaloriques sont souvent difficiles à maintenir à long terme et peuvent entraîner des carences nutritionnelles.
- Adopter une alimentation équilibrée et saine par exemple :
- Fruits et légumes : Riches en fibres, en vitamines, en minéraux et en antioxydants, ils sont peu caloriques et favorisent la satiété. Visez au moins 5 portions par jour.
- Céréales complètes : Pain complet, pâtes complètes, riz brun, quinoa, avoine. Elles sont riches en fibres, ce qui aide à réguler la glycémie et la sensation de faim.
- Légumineuses : Lentilles, pois chiches, haricots. Elles sont une excellente source de protéines et de fibres.
- Choisir des sources de protéines maigres :
- Viandes blanches sans peau : Poulet, dinde.
- Poisson : Surtout les poissons gras riches en oméga-3 (saumon, maquereau, sardines).
- Œufs.
- Tofu et autres substituts de viande végétaux.
- Produits laitiers faibles en matières grasses : Yaourt nature, fromage blanc 0%.
- Privilégier les graisses insaturées : Huile d’olive, huile de colza, avocats, oléagineux (amandes, noix, etc.) en portions modérées.
- Se concentrer sur les glucides complexes : Céréales complètes, légumes secs, légumes féculents (pommes de terre, patates douces) en portions contrôlées.
- Il faut limiter certains types d’aliments :
- Limiter les matières grasses, en privilégiant les bonnes graisses.
- Limiter les graisses saturées et transformés : Présentes dans les viandes grasses, la charcuterie, les produits laitiers entiers, les fritures, les pâtisseries industrielles.
- Limiter les sucres simples : Boissons sucrées, sodas, jus de fruits industriels, bonbons, pâtisseries, confiture, miel, sirop.
- Limiter la consommation d’alcool : L’alcool est calorique et peut favoriser le stockage des graisses.
- Être attentif aux aliments transformés : Ils sont souvent riches en calories, en graisses saturées, en sel et en sucres ajoutés.
- Jus détox qui aident à maigrir :
- Jus de choux vert et gingembre et citron.
- Jus de betteraves et concombre et citron.
- Jus de concombre à la menthe.
- Astuces de grand-mère :
- Infusion de Menthe. Infusion de Menthe, Gingembre. anis vert …
- Eau Citronnée ou Eau chaude citronnée. …
- Activité physique :
Activité physique régulière aide pour Brûler des calories, réduire la masse graisseuse et améliorer la santé globale. On peut pratiquer des activités comme la marche rapide, le jogging, le vélo, la natation ou la musculation.
- Sommeil :
La leptine et la ghréline sont des hormones qui régulent l’appétit. Un manque de sommeil altère leur production, ce qui provoque une sensation de faim accrue. Cette sensation de faim a tendance à entraîner une augmentation de l’apport calorique et une prise de poids. Un sommeil entre (7h à 8 h par nuit) il est important.
